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Ecrire et voyager… chronique d’une rédactrice web comblée !

écrit par Amaya - 13.10.2019

Confondre ce double objectif reflète à merveille un de mes rêves les plus lointains et résume désormais tout un pan de mon métier de rédactrice web. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré faire mes valises et me projeter en terra incognita. Les longs trajets en voiture me plongeaient dans une rêverie sans limites et toutes mes vacances faisaient l’objet d’écrits détaillés. Du hérisson dont j’ai organisé l’enterrement en classe verte (sic), à mon premier vol vers les Etats-Unis, les événements vécus en déplacement ont très tôt été une efficace source d’inspiration. 

Depuis bientôt trois ans, j’ai la chance de pouvoir utiliser cette prédisposition dans le cadre de mon travail de rédactrice web. Du Maroc à l’Argentine, en passant par le Sénégal, j’accompagne régulièrement Désertours, une agence qui organise des raids aventure axés autour de la course d’orientation et de la solidarité dans les déserts du monde. 

    

« le carnet de voyage est le récit visuel et littéraire d’une exploration, qui oscille entre l’art graphique, le journalisme, les sciences humaines et la poésie »

Voyager pour écrire, un genre littéraire

Petite parenthèse introductive sur ce combo qui fait rêver et dont a émergé un genre littéraire à part entière. Pascale Argod, chercheuse à l’université de Bordeaux, en a même fait l’objet de sa thèse de doctorat en 2009. Pour elle, « le carnet de voyage est le récit visuel et littéraire d’une exploration, qui oscille entre l’art graphique, le journalisme, les sciences humaines et la poésie ».

Carnets de voyage, récits de grandes traversées, journaux de bord, toutes ses formes ont inspiré les plus grands auteurs, de Victor Hugo à Blaise Cendras ou Jean Giono, pour ne citer qu’eux.

D’autres, les écrivains nomades par essence, se sont illustrés en fondant toute leur oeuvre sur cette expérience initiatique. C’est notamment le cas de Sylvain Tesson, qui vient de publier La panthère des neiges chez Gallimard. Il y raconte son apprentissage passionnant de l’affût auprès de Vincent Munier, photographe animalier, aux confins du Tibet, à cinq mille mètres d’altitude. Petit conseil de lecture pour l’hiver, au passage…

Soyons clair et revenons à nos moutons. Je n’ai pas vu la panthère (mais ça pourrait venir, qui sait…), ni n’ai écrit de grand chez d’oeuvre, mais j’ai vécu, en tant que simple rédactrice web, les bivouacs en altitude et bien d’autres choses encore !

Mon rôle : rédactrice web en direct

Mon rôle, lors de ces déplacements professionnels, consiste à faire vivre par l’écrit le volet  » Course en direct  » des événements. Cela se matérialise par des descriptifs d’étapes, des comptes rendus de journées, des portraits de participants ou de membres de l’organisation, des brèves publiés sur le site Internet de l’aventure. 

Concrètement, je prépare et publie en amont des résumés de chacune des étapes quotidiennes pour informer les proches et les sponsors qui suivent les concurrents sur le web. Tous les matins, ils peuvent ainsi prendre connaissance du programme du jour : niveau de difficulté, villes et régions traversées, délai estimé etc.

Une fois sur place, je suis chargée d’alimenter le site Internet en relatant la vie sur le rallye ou le trek en quasi direct. Les moyens techniques déployés nous permettent de publier des brèves partout et à toute heure, en fonction des anecdotes et des faits les plus marquants. Ces informations concises sont par exemple destinées à mentionner les détails horaires, les situations cocasses ou encore les messages personnels. Je suis en quelque sorte la plume des ces aventuriers qui n’ont, en milieu désertique, que peu de moyens et de temps pour communiquer avec leurs proches. Des photos commentées étoffent ce contenu écrit pour donner un maximum de visibilité aux participants. Mes écrits font office de journal de bord et j’essaie de retranscrire au mieux tout ce qu’ils vivent et ressentent.

En fin de journée, je suis chargée de rédiger le résumé sportif  de l’étape du jour qui accompagne la publication du classement de la course. Les équipes qui se sont particulièrement illustrées, soit par leur bravoure, soit par un fiasco total, font aussi l’objet de petits portraits ciblés. 

Ces missions ne sont pas de tout repos mais elles me plongent dans une ambiance unique au cœur de paysages époustouflants !

Je suis en quelque sorte la plume de ces aventuriers qui n’ont, en milieu désertique, que peu de moyens et de temps pour communiquer avec leurs proches.

Voyage, voyage ! Mon hymne de rédactrice web baroudeuse…

Oui, c’est du Desireless, d’avance pardon si vous en avez pour deux jours…

Il n’en reste pas moins que mon travail de rédactrice web pour Désertours m’a fait (re)découvrir des territoires que je n’aurais probablement jamais foulés sans cette opportunité professionnelle des playlists plus qu’improbables ! 

Mon baptême a eu lieu pour les vingt ans du 4L Trophy, en février 2017. Cette course est unique au monde par son ampleur et son concept. Cette année-là, plus de 1500 Renault 4L, soit le double d’étudiants ont rallié les portes du Sahara au Maroc, durant un road trip de dix jours, de Biarritz à Marrakech, en passant par Merzouga. Première grosse claque. Je ne connaissais pas le royaume chérifien, j’en ai découvert mille visages, humains et panoramiques, tous plus beaux les uns que les autres, une source d’inspiration inépuisable. J’ai aussi appris, comme ces aventuriers fous, à manier la boussole et le road book, pour m’imprégner de leurs sensations et relater aussi fidèlement que possible, leur vécu in situ.

 

 

 

4L Trophy. Première grosse claque. Je ne connaissais pas le royaume chérifien, j’en ai découvert mille visages, humains et panoramiques, tous plus beaux les uns que les autres, une source d’inspiration inépuisable.

Cap sur l’Argentine !

Deux mois plus tard, j’enchaînais sur l’altiplano argentin pour couvrir l’équivalent du 4L Trophy en Amérique du Sud, sur les traces du Dakar, l’Argentina Trophy. Beaucoup moins de participants forcément, pour cette première édition, mais une démesure des décors absolument saisissante, une scénographie naturelle puissante qui m’a donné l’impression de découvrir de nouvelles planètes sans recours à quelconque fusée, pas même de détresse. La très haute altitude n’a pas été aussi difficile à supporter que ce que je redoutais. Même en buvant du bon vin (NB : ne jamais oublier de s’imbiber de culture locale…)

Encore une expérience de dingue pour raconter l’histoire de ces jeunes pionniers qui inauguraient un événement sans équivalent dans les contreforts de la Cordillère des Andes. Les cactus géants, les salars, le ciel étoilé comme jamais, un condensé d’extraordinaire et de magie, façon Pachamama.

(J’ai eu le bonheur intense d’y retourner depuis, en avril 2018 lors du Trophée Roses des Andes, un rallye d’orientation féminin en 4×4, qui nous a menés jusqu’à 5000 mètres !)

Retour en Afrique

Puis, retour au Maroc durant l’automne suivant pour suivre le Trophée Roses des Sables, une autre course d’orientation exclusivement féminine où les participantes évoluent au cœur des dunes de l’Erg Chebbi en 4×4, SSV et à moto. C’était en octobre 2017 ; je couvre cette année mon troisième  » RDS  » comme je l’appelle désormais, intégrée dans une équipe qui est devenue une famille de voyage. Ecrire au quotidien dans ce cadre professionnel revêt une dimension humaine exceptionnelle, faite de rencontres aussi riches que nombreuses.

J’ai donc fini par avoir envie de passer de l’autre côté en participant à mon tour, avec deux amies, à un événement de Désertours. J’ai opté pour le Rose Trip, leur premier trek d’orientation au Maroc, en novembre 2018. Il me faudrait évidemment tout un article pour le raconter… 

Enfin, suite à cette expérience, j’ai pu suivre l’équipe des « recos » (reconnaissances de terrain) au Sénégal en avril dernier, pour préparer un nouveau projet de randonnée nomade. Ce voyage en Afrique préfigure les prochaines aventures professionnelles incroyables qui me permettront de raconter à nouveau de belles histoires, comme je prends tant de plaisir à le faire, dans ces contextes d’aventure.

Ce voyage en Afrique préfigure les prochaines aventures professionnelles incroyables qui me permettront de raconter à nouveau de belles histoires, comme je prends tant de plaisir à le faire, dans ces contextes d’aventure.

S’il y a des moments où j’aime tout particulièrement mon métier, nul doute que mes escapades de rédactrice web avec Désertours en sont les plus beaux exemples ! L’agence le basque et la plume a donc vocation à voyager aux quatre coins du globe. Mais pas d’inquiétude, il nous reste du temps pour satisfaire des clients moins baroudeurs… 😉

N’hésitez pas à faire appel à nous si vous cherchez de bons rédacteurs web ici ou ailleurs !